La La Land sauve définitivement ce mois de février 2017. Les multiples déceptions accumulées m'auraient coupé l'envie de cinéma sans ce petit bout de bonheur. 

J'admets que tenter l'austère Silence de Scorsese d'une durée de presque 3h un jour de semaine n'était pas la meilleure idée. Mais on aurait pu croire qu'après toutes ces années le réalisateur aurait appris à couper les longueurs. Alors que ce film propose un casting excellent (Andrew Garfield est définitivement en forme) et un sujet méritant réflexion, j'étais littéralement soulagée quand le rideau de fin est tombé (enfin !).

Les deux films nominés aux oscars sortis ce mois-ci ont peu tenu leurs promesses. Loving est finalement un biopic filmé de façon très plan-plan et manquant de rythme. Pour que les spectateurs aient été soulagés et heureux devant le happy ending attendu, le scénario aurait dû placer ses personnages dans une situation impossible et injuste juste auparavant. Or cette apogée a lieu... au début du film ! Moonlight est définitivement intéressant dans son sujet et surtout par le traitement qu'il en fait. Mais le film m'a semblé incomplet. Divisé en trois chapitres, il aurait mérité un chapitre final avec, non pas une conclusion, mais un espoir d'un futur possible, d'une reconstruction (ou bien l'opposé). Bref quelque chose à la Paul Auster.

Côté mauvais films, Seuls et A Cure for Life sont au coude à coude pour le prix du pire film du début 2017. Quand le premier est digne d'un téléfilm, voguant sur tous les clichés imaginables des séries pour ados et des œuvres SF bas de gamme ; le second se tente thriller SF bien que ne réussissant qu'à en devenir gênant avec plusieurs scènes finales dignes de la caricature (mais que vient faire Jason Isaacs dans ce gâchis ?).

Bien meilleurs mais ne recevant de ma part qu'une mention assez bien, quelques films ont délivré la prestation attendue sans plus. On pense ainsi à Underworld Blood War qui reste dans la continuité des autres suites de la saga sans jamais égaler le premier épisode (comment se remettre du départ de Michael ?). De même Lion est fidèle à sa bande-annonce mais n'apporte pas grand-chose de plus. Faire référence à Slumdog Millionnaire pour en faire la promotion est ridicule. Une comparaison entre deux films ne peut pas se faire uniquement avec Dev Patel et l'Inde ! Surtout que le film repose essentiellement sur les épaules du jeune acteur Sunny Pawar... Mention spéciale pour Rock'n Roll. Véritable parodie comme on en fait peu aujourd'hui, Guillaume Canet et Marion Cotillard n'épargnent rien, sauf leur fils (allant jusqu'à changer le nom du personnage). Beaucoup ont été décontenancés par la deuxième partie du film. Pourtant pourquoi en faire un film moral quand le spectateur développe lui-même la sienne ?

 

 

Mon box office :

la la land

 

Rock n roll

 

 

Moonlight