Août a rimé avec légèreté. Avant la rentrée nous avons ainsi pu faire le plein de comédies, la majorité nous venant bien sûr des Etats-Unis.

Il y en avait pour tous les goûts. Tous des bêtes, sorte de remake de Toy's Story version animale, a définitivement été le dessin animé de l'été. Ici pas de double lecture, pas de message en sous-marin, juste des animaux adorables essayant de nous faire rire. Ma vie de chat avec le génialissime Kevin Spacey proposait quant-à lui un film familial, gentillet et quelque peu moralisateur. Personnellement ma préférence est allée à la comédie française C'est quoi cette famille ? et ses personnages haut en couleurs.

Pour la gente féminine Bad Moms nous offrait une histoire se voulant déculpabilisante. Dommage que le teaser nous ait déjà spoiler la majorité des meilleures scènes... Tandis que pour les moins de 30 ans il y avait la comédie romantique Free Dance. Si vous avez aimé les quatre opus de Sexy Dance, vous ne serez pas dépaysés !

Côté bonnes grosses comédies américaines nous avions d'un côté Hors contrôle et de l'autre Agents presque secrets. Dans la première Zac Efron et Anna Kendrick se font voler la vedette par deux comédiens un peu moins connus mais excellents, Adam DeVine et Aubrey Plaza. La seconde remet au goût du jour les comédies policières "black" qui ont bercé les années 90 (aka Bad Boys...).

Mais quelques autres films ont réussi à faire leur place. Evidemment, à moins d'être parti en vacances en Sibérie, il vous a été impossible d'échapper au phénomène Suicide Squad. Aimé par certains, détesté par beaucoup, le nouveau bébé de DC Comics aurait clairement dû s'appeler "Deadshot et Harley Quinn". Personnellement c'est Nerve qui a marqué la fin du mois. Intelligent, haletant, j'ai été séduite par l'histoire et la thématique. Emma Roberts et Dave Franco sortent enfin de l'ombre de leurs célèbres parents.

Côté Asie les sud-coréens ont frappé fort avec Dernier Train pour Busan. Ce film de zombies a l'originalité de prendre l'épidémie comme prétexte (voire métaphore) pour interroger la friction entre l’héroïsme et l’individualisme lors de graves catastrophes.

Si on restait un peu dans l'hexagone deux films sans prétentions sortaient du lot. Cooproduction allemande, autrichienne et française, Stefan Zweig adieu l'Europe suivait le célèbre écrivain lors de quatre moments symboliques de sa vie post-exile. Mais c'est Elektro Mathematrix qui m'a surprise par sa fraîcheur, son renouveau, son non-conformisme et sa réalisation hautement artistique. Joli petit ovni, il augure de belles choses pour le cinéma national... à condition de laisser les auteurs étendre leurs ailes de géants.

 

Mon podium :

Nerve

Dernier train pour Busan

Elektro Mathe Matrix