Juillet aura définitivement été le mois des blockbusters américains, et surtout des suites ! Nous nous sommes noyés sous l'afflux des N°2 et 3 ! Nos Pires Voisins 2, Independance Day 2, Le Monde de Dory, Conjuring 2, Ninja Turtles 2, L'Age de glace les lois de l'Univers, Insaisissable 2, American Nightmare 3, etc. etc. etc. L'imagination a définitivement été bannie d'Hollywood (au cas où nous en doutions encore). D'ailleurs, exceptés les dessins animés (et encore L'Age de glace s'est planté aux USA), ces suites sont financièrement une énorme déception pour les studios.

Loin d'être snob j'ai moi-même cédé aux sirènes de la facilité. Independance Day avait été l'une des premières expériences ciné de mon enfance. Malgré une meilleure représentation des femmes, les péripéties et la victoire finale m'ont laissée pantoise (WTF!). J'étais également ravie de retrouver mon vampire préféré sur grand écran (aka True Blood) transformé en Tarzan, malheureusement l'histoire est si maladroite et attendue que je ne vois pas l'intérêt (sinon financier) de ce remake. Certains diront même : encore une histoire sur l'esclavagisme avec deux héros blancs... Dans un genre tout autre Le BGG (Le Bon Gros Géant) réveillait notre âme d'enfant. Jolie et poétique, on était tout de même très loin d'un grand Spielberg.

Heureusement quelques bonnes surprises étaient au rendez-vous. Insaisissables 2 s'était doté pour l'occasion d'un scénario aux multiples rebondissements. On y trouvait de plus l'humour grâce aux nouveaux personnages incarnés par Daniel Radcliffe et Lula.

Si les Etats-Unis ne tournent pas de blockbusters alors ils font des biopics. Ou plutôt devrais-je dire "des histoires fortement romancées inspirées de faits réels". Ainsi Elvis & Nixon nous proposait un morceau d'Histoire absurde et sympathique porté par deux excellents acteurs. Je cherche tout de même encore la plus-value de cette fameuse rencontre, sinon l'hommage à Elvis par son meilleur ami de l'époque, Jerry Schilling. On souligne également les bonnes intentions de Colonia sur la fameuse colonie Dignidad, camp de la police secrète chilienne. En parlant de bons sentiments, on ne pouvait pas passer à côté de la success story (genre dont raffolent les USA) en mode afro-américain, La Couleur de la Victoire. Finalement l'histoire de Jesse Owen est utilisée pour faire un parallèle entre l'Amérique raciste et l'Allemagne nazie.

En parlant de film engagé il fallait absolument voir Déesses indiennes en côlère de Pan Nalin. Féminin et féministe, l'histoire prend une portée sociale dans un pays divisé entre traditions et modernités où les femmes sont soit des épouses parfaites soit des objets sexuels. 

Côté français j'ai été chercher un peu de poésie dans Hibou, écrit, réalisé et porté par Ramzy Bedia. Comme Le Secret des banquises en juin, ce film tranche avec la proposition américaine, et joue sur les métaphores et un héros attachant. Malheureusement le genre n'est pas encore totalement maîtrisé ni par l'un ni par l'autre.

 

Mon podium

deesses_indiennes_en_colere

insaisissable 2

La-couleur-de-la-victoire-1

Grande

 

 

Le plus mauvais film du mois

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