Au fil du ciné

09 mars 2017

Février 2017 - Bilan ciné

La La Land sauve définitivement ce mois de février 2017. Les multiples déceptions accumulées m'auraient coupé l'envie de cinéma sans ce petit bout de bonheur. 

J'admets que tenter l'austère Silence de Scorsese d'une durée de presque 3h un jour de semaine n'était pas la meilleure idée. Mais on aurait pu croire qu'après toutes ces années le réalisateur aurait appris à couper les longueurs. Alors que ce film propose un casting excellent (Andrew Garfield est définitivement en forme) et un sujet méritant réflexion, j'étais littéralement soulagée quand le rideau de fin est tombé (enfin !).

Les deux films nominés aux oscars sortis ce mois-ci ont peu tenu leurs promesses. Loving est finalement un biopic filmé de façon très plan-plan et manquant de rythme. Pour que les spectateurs aient été soulagés et heureux devant le happy ending attendu, le scénario aurait dû placer ses personnages dans une situation impossible et injuste juste auparavant. Or cette apogée a lieu... au début du film ! Moonlight est définitivement intéressant dans son sujet et surtout par le traitement qu'il en fait. Mais le film m'a semblé incomplet. Divisé en trois chapitres, il aurait mérité un chapitre final avec, non pas une conclusion, mais un espoir d'un futur possible, d'une reconstruction (ou bien l'opposé). Bref quelque chose à la Paul Auster.

Côté mauvais films, Seuls et A Cure for Life sont au coude à coude pour le prix du pire film du début 2017. Quand le premier est digne d'un téléfilm, voguant sur tous les clichés imaginables des séries pour ados et des œuvres SF bas de gamme ; le second se tente thriller SF bien que ne réussissant qu'à en devenir gênant avec plusieurs scènes finales dignes de la caricature (mais que vient faire Jason Isaacs dans ce gâchis ?).

Bien meilleurs mais ne recevant de ma part qu'une mention assez bien, quelques films ont délivré la prestation attendue sans plus. On pense ainsi à Underworld Blood War qui reste dans la continuité des autres suites de la saga sans jamais égaler le premier épisode (comment se remettre du départ de Michael ?). De même Lion est fidèle à sa bande-annonce mais n'apporte pas grand-chose de plus. Faire référence à Slumdog Millionnaire pour en faire la promotion est ridicule. Une comparaison entre deux films ne peut pas se faire uniquement avec Dev Patel et l'Inde ! Surtout que le film repose essentiellement sur les épaules du jeune acteur Sunny Pawar... Mention spéciale pour Rock'n Roll. Véritable parodie comme on en fait peu aujourd'hui, Guillaume Canet et Marion Cotillard n'épargnent rien, sauf leur fils (allant jusqu'à changer le nom du personnage). Beaucoup ont été décontenancés par la deuxième partie du film. Pourtant pourquoi en faire un film moral quand le spectateur développe lui-même la sienne ?

 

 

Mon box office :

la la land

 

Rock n roll

 

 

Moonlight

 

 

 

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13 décembre 2016

Novembre 2016 - Bilan ciné

Qui dit froid dit hibernation. Novembre n'a donc pas été un grand mois ciné pour moi. Toutefois j'ai été plutôt satisfaite des films vus.

Je suis ainsi ravie d'avoir retrouvé le Palmashow sur grand écran et de constacter qu'ils tenaient parfaitement la route avec leur Folle aventure de Max & Léon. Je ne pourrais pas dire la même chose des autres comédies françaises : Brice 3, Les Têtes de l'emploi et Tamara. La première semble s'être éloignée vers des contrées peu accessibles, la seconde a amassée ses quelques moments drôles pour en faire la bande-annonce. Tamara ne m'a pas fait davantage rire avec ses problèmes d'ado mal dans sa peau.

Le film le plus attendu de novembre était sans conteste Les Animaux Fantastiques. S'il a manifestement convaincu le reste du monde, j'ai personnellement trouvé les deux héros particulièrement ennuyeux et peu charismatiques. Heureusement les animaux (et les deux personnages secondaires très sympathiques) étaient là pour sauver le film. Finalement Doctor Strange m'a bien plus plu. Vu en 3D les effets spéciaux sont superbes. Il s'agit définitivement de mon héros Marvel préféré. Enfin quelqu'un avec de vrais pouvoirs !

Décidément on peut toujours compter sur les américains en manque d'imagination pour nous offrir quelques biopics. Ici nous avons du lourd avec des réalisateurs tels que Mel Gibson et Oliver Stone. Deux films parfaitement maîtrisés, ils ont été construits dans les règles de l'art. Snowden nous dépeint un héros contemporain qui par sa banalité et son intransigeance nous renvoie un message fort. De son côté Tu ne tueras point raconte un acte d'héroïsme plus cliché. Mais le jeu sur l'acmé de la violence, les questions de foi et de guerre, la définition de courage, l'importante de l'intransigeance morale du héros... font de ce film bien plus qu'une success story parmis d'autres.

 

 Mon podium du mois :

doctor_strange

 

snowden  tu ne tueras pas

 

 

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01 novembre 2016

Octobre 2016 - Bilan ciné

Octobre laissera chez moins un goût amer avec plusieurs grandes déceptions cinématographiques. 

J'ai toujours eu tendance à faire confiance aux réalisateurs. Une fois séduite, je les suis les yeux fermés quelque soit leur nouveauté. Certes Juste la fin du monde de Xavier Dolan n'est pas un mauvais film en soit, mais il déçoit les attentes qu'on aurait pu placer en lui. Ce huis clos a le mérite d'être très réaliste dans son approche de la famille et de laisser songeur quand les lumières se rallument, mais cela n'empêche pas son sujet (et quel est-il ?) de n'avoir pas avancé d'un iotta entre le début et la fin du film. Tim Burton nous offre quant-à lui l'adaptation du roman fantasy Miss Peregrine et les enfants particuliers. S'il arrive à nous captiver par ce nouveau monde fantastique (avec quelques scènes réellement magiques), on regrette son côté très superficiel qui laisse le spectateur (adulte) plutôt frustré. Heureusement, s'il y en a un pour tenir ses promesses après plusieurs décennies de carrière, c'est bien Ken Loach. Palme d'or de Cannes, beaucoup de critiques auront été dites sur Moi Daniel Blake. Mais ce film est et reste envers et contre tout un cri du coeur, sincère, humain.

Quand on ne peut pas faire confiance aux réalisateurs, on se tourne automatiquement vers les acteurs. Qui n'a pas ses chouchoux du grand écran ? La Vie entre deux océans était forcément prometteur avec trois acteurs oscarisés comme premiers rôles... Et pourtant j'ai rarement autant eu l'impression d'avoir perdu mon temps. Mélodrame sans aucun intérêt se reposant clairement sur ses têtes d'affiche, il mérite à mes yeux le prix du plus mauvais film du mois. Lambert Wilson et Pierre Niney jouent de leur côté les père et fils Cousteau. Ayant fait le choix d'un parallèle entre les deux hommes, L'Odyssée révèle à mi-parcours sa véritable finalité : parler d'écologie. Malheureusement le sujet arrive trop tard dans la narration. Ainsi ni totalement biopic, ni entièrement film écolo, on reste avec un goût d'inachevé. On remerciera donc Viggo Mortensen pour rester fidèle à lui-même. Chacun des films de sa filmographie est une prise de position de l'acteur. Captain Fantastic ne fait pas exception. Il questionne l'éducation que l'on donne à nos enfants, et plus largement la société moderne façonnant des générations d'ignares et d'incapables. On en sort pensifs mais le sourire aux lèvres.

Côté dessins animés le mois a été marqué par la sortie de Cigognes & Compagnie et des Trolls. Je suis encore en pleine réflexion pour déterminer quel était le pire des deux. Je me suis demandé si je n'étais pas en train de perdre mon âme d'enfant. Mais je crois surtout que ces deux long-métrages mal écrits et cousus de fils blancs prennent les enfants pour des imbéciles. 

Je ne parlerais même pas de Jack Reacher: Never Go Back qui en voulant donner plus de profondeur à son héros (avec le personnage de Sam qui pourrait être ou ne pas être sa fille) s'est écarté du seul élément qui donnait de l'intérêt au film : l'action. 

On pourra toujours se tourner vers des films moins grand public mais souvent plus sincères. Le Teckel de Todd Solondz est une petite perle bien sympathique qui ne cache pas son cynisme et sa critique de notre société contemporaine. On regrettera toutefois sa narration un peu trop décousue à mon goût. Nous finirons sur un 1er film d'étudiants français : Willy 1er. En allant le voir j'avais surtout peur des clichés et des bons sentiments qu'un tel sujet, mixé avec l'inexpérience des créateurs, risquait d'amener. J'ai été ravie de découvrir un film pertinent, très second degrés, authentique. Sans prétention, il nous offre une réfléxion sur le deuil. Si la "jeunesse" des réalisateurs se fait sentir, ce 1er film est porteur de beaucoup de promesses.

 

Mon podium

Moi Daniel Blake

captain_fantastic

missperegrines

 

 

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08 octobre 2016

Septembre 2016 - Bilan ciné

Qui dit septembre dit rentrée... des séries. J'ai donc eu moins de temps pour aller admirer les quelques bons films et les nombreuses coquilles vides présents en salles. Le prix des tickets ne cesse d'augmenter alors que la qualité ne suit pas, le choix du film devient ainsi de plus en plus important sous peine de sentir frustré à la sortie. 

Evidemment cela signifie que les spectateurs ne prennent plus de risque. Il parient désormais sur les acteurs et réalisateurs connus. C'est notamment le cas avec le remake des 7 Mercenaires par Antoine Fuqua avec en tête d'affiche le seul et unique Denzel Washington accompagné de la star montante Chris Pratt (Jurassic World, La Grande Aventure Lego, Les Gardiens de la Galaxie). Le cinéma est après tout un divertissement. Si vous aimez les bastons, êtes nostalgique des westerns ou voulez vous vider l'esprit, ce film est pour vous. Avec un script minimaliste et des personnages superficiels, l'histoire peine à captiver. Il y a peu de chance que vous vous souveniez de ce film dans un mois. 

En France il en va de même. Toutefois si Eternité réunit quelques unes des actrices françaises les plus connues (Audrey Tautou, Mélanie Laurent,Bérénice Bejo), l'aspect peu mainstream de l'oeuvre et son réalisateur inconnu ont refroidi les spectateurs. Même problème pour le biopic (très fortement romancé) de Loïe Fuller, La Danseuse, malgré une Soko formidable.

On peut tout de même se féliciter de notre cinéma avec deux petits bijoux très différents. Divines nous a enchanté par ses trois jeunes actrices de talent. Quelque soit l'opinion avec laquelle vous sortez, vous ne pouvez pas être restés indifférents. Quant-à Un petit boulot avec Duris et Blanc, quel plaisir de retrouver une histoire un peu grinçante comme savent si bien le faire les français.

Quelques déceptions pour moi concernant les oeuvres made in USA. Where to Invade next de Michael Moore est un amat de faits superficiels et de demies vérités. Il n'y a qu'à voir la représentation qu'y est faite des cantines françaises et des conditions de travail en Italie. Matthew McConaughey interprêtait un déserteurs de la guerre de Sécession assez crédible dans Free State of Jones. Toutefois l'histoire et son traitement m'ont laissée dubitative. Notons que toute la 2nde moitié du film est un réquisitoire pour les droits des Afro-Américains, mais le héros n'en reste pas moins blanc. Lors de la promotion de War Dogs en France, Jonah Hill a davantage fait parlé de lui à cause de son altercation avec une miss météo que de son film. Rien d'étonnant à ça, car il y a peu de chose à en dire. L'histoire est d'autant plus incroyable qu'elle est vraie, et les acteurs entrent parfaitement dans leurs rôles. Mais la réalisation est bien trop sage. Avec un tel sujet le film aurait dû aller bien plus loin dans le WTF!.

Reste Morgane, le film de science-fiction du mois, pour sauver à mes yeux les sorties américaines. Passé inaperçu à cause d'une communication erronée  (non ce n'est pas un film d'horreur), l'histoire nous emmène dans une réflexion touchant aux fondements de l'humanité.

 

Mon podium du mois de septembre

 

Un-Petit-Boulot

 

Divines

 

morgane

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06 août 2016

Août 2016 - Bilan ciné

Août a rimé avec légèreté. Avant la rentrée nous avons ainsi pu faire le plein de comédies, la majorité nous venant bien sûr des Etats-Unis.

Il y en avait pour tous les goûts. Tous des bêtes, sorte de remake de Toy's Story version animale, a définitivement été le dessin animé de l'été. Ici pas de double lecture, pas de message en sous-marin, juste des animaux adorables essayant de nous faire rire. Ma vie de chat avec le génialissime Kevin Spacey proposait quant-à lui un film familial, gentillet et quelque peu moralisateur. Personnellement ma préférence est allée à la comédie française C'est quoi cette famille ? et ses personnages haut en couleurs.

Pour la gente féminine Bad Moms nous offrait une histoire se voulant déculpabilisante. Dommage que le teaser nous ait déjà spoiler la majorité des meilleures scènes... Tandis que pour les moins de 30 ans il y avait la comédie romantique Free Dance. Si vous avez aimé les quatre opus de Sexy Dance, vous ne serez pas dépaysés !

Côté bonnes grosses comédies américaines nous avions d'un côté Hors contrôle et de l'autre Agents presque secrets. Dans la première Zac Efron et Anna Kendrick se font voler la vedette par deux comédiens un peu moins connus mais excellents, Adam DeVine et Aubrey Plaza. La seconde remet au goût du jour les comédies policières "black" qui ont bercé les années 90 (aka Bad Boys...).

Mais quelques autres films ont réussi à faire leur place. Evidemment, à moins d'être parti en vacances en Sibérie, il vous a été impossible d'échapper au phénomène Suicide Squad. Aimé par certains, détesté par beaucoup, le nouveau bébé de DC Comics aurait clairement dû s'appeler "Deadshot et Harley Quinn". Personnellement c'est Nerve qui a marqué la fin du mois. Intelligent, haletant, j'ai été séduite par l'histoire et la thématique. Emma Roberts et Dave Franco sortent enfin de l'ombre de leurs célèbres parents.

Côté Asie les sud-coréens ont frappé fort avec Dernier Train pour Busan. Ce film de zombies a l'originalité de prendre l'épidémie comme prétexte (voire métaphore) pour interroger la friction entre l’héroïsme et l’individualisme lors de graves catastrophes.

Si on restait un peu dans l'hexagone deux films sans prétentions sortaient du lot. Cooproduction allemande, autrichienne et française, Stefan Zweig adieu l'Europe suivait le célèbre écrivain lors de quatre moments symboliques de sa vie post-exile. Mais c'est Elektro Mathematrix qui m'a surprise par sa fraîcheur, son renouveau, son non-conformisme et sa réalisation hautement artistique. Joli petit ovni, il augure de belles choses pour le cinéma national... à condition de laisser les auteurs étendre leurs ailes de géants.

 

Mon podium :

Nerve

Dernier train pour Busan

Elektro Mathe Matrix

 

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02 août 2016

Juillet 2016 - Bilan ciné

 

Juillet aura définitivement été le mois des blockbusters américains, et surtout des suites ! Nous nous sommes noyés sous l'afflux des N°2 et 3 ! Nos Pires Voisins 2, Independance Day 2, Le Monde de Dory, Conjuring 2, Ninja Turtles 2, L'Age de glace les lois de l'Univers, Insaisissable 2, American Nightmare 3, etc. etc. etc. L'imagination a définitivement été bannie d'Hollywood (au cas où nous en doutions encore). D'ailleurs, exceptés les dessins animés (et encore L'Age de glace s'est planté aux USA), ces suites sont financièrement une énorme déception pour les studios.

Loin d'être snob j'ai moi-même cédé aux sirènes de la facilité. Independance Day avait été l'une des premières expériences ciné de mon enfance. Malgré une meilleure représentation des femmes, les péripéties et la victoire finale m'ont laissée pantoise (WTF!). J'étais également ravie de retrouver mon vampire préféré sur grand écran (aka True Blood) transformé en Tarzan, malheureusement l'histoire est si maladroite et attendue que je ne vois pas l'intérêt (sinon financier) de ce remake. Certains diront même : encore une histoire sur l'esclavagisme avec deux héros blancs... Dans un genre tout autre Le BGG (Le Bon Gros Géant) réveillait notre âme d'enfant. Jolie et poétique, on était tout de même très loin d'un grand Spielberg.

Heureusement quelques bonnes surprises étaient au rendez-vous. Insaisissables 2 s'était doté pour l'occasion d'un scénario aux multiples rebondissements. On y trouvait de plus l'humour grâce aux nouveaux personnages incarnés par Daniel Radcliffe et Lula.

Si les Etats-Unis ne tournent pas de blockbusters alors ils font des biopics. Ou plutôt devrais-je dire "des histoires fortement romancées inspirées de faits réels". Ainsi Elvis & Nixon nous proposait un morceau d'Histoire absurde et sympathique porté par deux excellents acteurs. Je cherche tout de même encore la plus-value de cette fameuse rencontre, sinon l'hommage à Elvis par son meilleur ami de l'époque, Jerry Schilling. On souligne également les bonnes intentions de Colonia sur la fameuse colonie Dignidad, camp de la police secrète chilienne. En parlant de bons sentiments, on ne pouvait pas passer à côté de la success story (genre dont raffolent les USA) en mode afro-américain, La Couleur de la Victoire. Finalement l'histoire de Jesse Owen est utilisée pour faire un parallèle entre l'Amérique raciste et l'Allemagne nazie.

En parlant de film engagé il fallait absolument voir Déesses indiennes en côlère de Pan Nalin. Féminin et féministe, l'histoire prend une portée sociale dans un pays divisé entre traditions et modernités où les femmes sont soit des épouses parfaites soit des objets sexuels. 

Côté français j'ai été chercher un peu de poésie dans Hibou, écrit, réalisé et porté par Ramzy Bedia. Comme Le Secret des banquises en juin, ce film tranche avec la proposition américaine, et joue sur les métaphores et un héros attachant. Malheureusement le genre n'est pas encore totalement maîtrisé ni par l'un ni par l'autre.

 

Mon podium

deesses_indiennes_en_colere

insaisissable 2

La-couleur-de-la-victoire-1

Grande

 

 

Le plus mauvais film du mois

independence_day_resurgence

 

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02 juillet 2016

Juin 2016 - Bilan ciné

Juin 2016 aura définitivement été placé sous le drapeau français. Quel plaisir de profiter des salles à moitié vides. J'en suis presque venue à aimer le foot...

Mais plus sérieusement les films français ont été mis à l'honneur par l'absence de films étrangers conséquents semblant attendre juillet pour pointer le bout de leur nez. Ainsi sur les onze films vus ce mois-ci huit étaient de chez nous, et je suis plutôt contente de participer à la création française. Cocorico.

Bien évidemment j'ai été découvrir le fameux Retour chez ma mère, juste pour le plaisir de retrouver Chouchou et Balasko. De même la curiosité m'a menée dans les salles obscures pour regarder Bienvenue à Marly-Gomont. Les deux ont la qualité d'être sympathiques et positifs. Toutefois on repassera côté scénario et rebondissements.

De son côté Frédéric Beigbeder n'a plus la côte. L'adaptation de son livre Au secours pardon, renommé pour l'occasion L'Idéal (jeu de mot avec l'Oréal), a fait un flop. A juste titre selon moi.

Pour trouver un regard neuf il fallait plutôt se diriger vers Antonin Peretjatko qui nous présentait son 2e long-métrage, La Loi de la jungle. Certes le film a de nombreux défauts, mais il a le mérite de renouveler un peu la comédie française très planplan et prévisible, avec en bonus deux excellents acteurs. Egalement assez original, Le Secret des banquises avec Guillaume Canet et Charlotte Le Bon nous livrait une histoire poétique et tendre malheureusement desservi par sa bande annonce.

Côté dessins animés, La Tortue rouge, création franco-belgo-japonaise, a beaucoup plû à la presse et aux spectateurs. Personnellement les 40 premières minutes ont failli avoir raison de ma patience et l'histoire m'a laissée de glace. Autre co-production, La Nouvelle vie de Paul Sneijder était aussi au programme de juin. Anti-capitaliste comme je les aime, ce film franco-canadien rate finalement le coche, racontant davantage le deuil d'un père que la révolte d'un être humain face au monde du travail dans une capitale libérale (ici Montréal).

Décidément mon coup de coeur français du mois sera bel et bien Les Forêts de Sibérie. Il s'inscrit dans la même veine qu'Into the Wild. Bien que l'action ne soit pas du tout comparable aux blockbusters américains, ce film est loin d'être contemplatif. Outre les paysages, il y a une vraie beauté à regarder cet homme face aux éléments et à la nature à l'état sauvage.

Evidemment juin a aussi été le mois de sortie d'Alice, de l'autre côté du miroir. Mega déception pour Disney, le nombre d'entrées aux USA comme à l'étranger est loin de faire honneur aux  chiffres du premier opus. De toute façon soyons honnêtes, son seul intérêt est le personnage du Temps, joué par Sasha Baron Cohen, et son palais. Le reste n'est qu'une caricature du film de 2010.

Autre film américain, Avant toi est porté par Emilia Clarke, la fameuse Daenerys de Game of Thrones. Ayant fait le choix d'un rôle à contre-courant de celui qui l'a rendue célèbre, l'actrice est ici touchante et drôle. Soutenue principalement par la jeune femme, cette comédie romantique ne brille guère par son originalité, mais elle fait mouche (si vous aimez les comédies romantiques).

Par contre si vous vouliez de la diversité (ethnique et sociale), il fallait partir au Brésil avec Le Professeur de violon. La musique le sauve de son irréalisme (comment passer en quelques mois d'élèves ne sachant pas tenir leurs instruments à un groupe de petits virtuoses jouant Bach ?). S'il tombe dans le prévisible, il a au moins le mérite de mettre nos émotions à fleur de peau.

 

Mon podium

Affiche Dans les forêt de sibérie

avant_toi

 

Affiche la loi de la jungle

 

 

Le plus mauvais film du mois :

Alice de l'autre côté du miroir

 

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